Le langage : les maux des mots, les mots des maux et les mots qui sauvent (2/8)

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Des maux des mots

Les mots ne disent pas la vérité des choses qu’ils désignent et sont aussi l’un des facteurs majeurs de séparation entre les hommes.

Nietzsche : « Les mots ne touchent pas à la vérité des choses ».

Emile Benveniste :

                  « Nous pensons un univers que notre langue a d’abord modelé ».

                   « Le langage reproduit le monde, mais en le soumettant à son

                     organisation  propre ».

Max Müller :

                « La poésie mythologique est le travail des mots, de leur influence

                  impérieuse sur la pensée humaine envoûtée ».

                « Nous avons commencé à jouer avec les mots, mais en définitive, ce

                 sont les mots qui se jouent de nous ».

François Mitterrand : « L’artifice du langage représente à mes yeux un symptôme majeur du mal dont souffre l’Occident ».

Wittgenstein : « Les limites de mon langage signifient les limites de mon monde propre ».

Les frères Goncourt : « Les mots ! Les mots ! On a brûlé au nom de la charité, on a guillotiné au nom de la fraternité ! Sur le théâtre des choses humaines, l’affiche est presque toujours le contraire de la pièce ».

Louis-Ferdinand Céline : « On ne se méfie jamais assez des mots ».

Les Evangiles : « La langue peut-être comme le serpent du cœur ».

Leiris : « Une monstrueuse aberration fait croire aux hommes que le langage est né pour faciliter leurs relations mutuelles ».

Willem von Humboldt : « Dans toutes les langues réside une vision particulière du monde ».

Des remèdes aux maux des mots

Heureusement, pour pallier les maux des mots, il y a … les mots, les mots pensés pour panser nos maux …

Daniel Desbiens : « il n’y a pas beaucoup de maux que les mots ne peuvent guérir ».

Ces mots guérisseurs sont ceux du philosophe …

Max Müller : « La philosophie n’est qu’une lutte perpétuelle contre les problèmes posés par le langage métaphorique ».

Car :

Jean Guitton : « C’est là que l’esprit du philosophe peut aider, car la philosophie n’est pas une langue spéciale et supplémentaire, mais elle cherche à s’élever à un point de vue supérieure aux représentations symboliques des langues afin de mesurer sans cesse l’écart qui sépare le signe de la chose ».

Des mots nécessairement précis, car :

Camus : « Mal nommer les choses, c’est participer à la misère du monde ».

Tristan Bernard : « Une idée mal écrite est une idée fausse ».

Ahmed Amin : « Il y a interaction entre langage et pensée. Un langage organisé agit sur l’organisation de la pensée et une pensée organisée agit sur l’organisation du langage ».

Jean-Paul Fargue : « il faut que chaque mot qui tombe soit le fruit bien mûr de la succulence intérieure, la goutte qui glisse de la bécasse cuite à point ».

L’œuvre tout entière de Spinoza, le « prince des philosophes » (Deleuze), est traversée par la problématique du langage, de l’idée de son origine, en passant par la constatation de sa nécessité et de ses défauts, pour en arriver à sa proposition de guérison …

Jean-Pierre Vandeuren

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