Nietzsche : une lecture « ontologique » (8/10)

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Développements

Partons sur ① et suivons en le cheminement.

La réalité est vue comme un chaos de forces contradictoires. Cela doit impliquer (⟹) que tout provient de la contradiction, du conflit des forces, les destructions, comme les créations.

Déjà d’ici suivent trois conséquences qui créent chacune une branche, deux vers le bas, dont celle de droite rejoins la branche principale ⑥, et une horizontale.

La branche descendante gauche :

⟹ Si la réalité est à la fois destructions et créations, l’aimer implique un amour total, donc aussi des destructions : tout aimer de ce qui advient, « Amor Fati », dénommé aussi par Nietzsche « acquiescement dionysiaque » ou « capacité tragique » (D’autres branches y aboutissent, nous y reviendrons donc).

La branche horizontale :

 ⟹ la réalité est le résultat d’un processus pulsionnel producteur d’apparences, ce que Nietzsche désigne par « Art » ; la nature est « artistique », d’où la dénomination de « métaphysique d’artiste ». On remarquera qu’intervient ici le type « esthétique » de Nietzsche. Un penseur d’un autre type serait peut-être arrivé à une interprétation différente, mais aux conséquences (peut-être) aussi rigoureusement obtenues. Le type de philosophie n’empêche pas leurs diversités ⟹ la philosophie doit être l’étude des sources pulsionnelles (en cela, elle diffère donc des philosophies antérieures basées sur la rationalité, que Nietzsche récuse car la survalorisation de la raison conduit ainsi à manquer le réel bien plus qu’à le penser rigoureusement).

Cette observation conduit  à nouveau à une bifurcation, à deux branches de la carte.

Suivons d’abord la branche descendante :

La philosophie doit être l’étude des sources pulsionnelles ⟹ elle doit adopter une méthode psychologique ⟹ le défaut des philosophies antérieures (pour la plupart) consiste en un manque de connaissance de l’humain ⟹ Nietzsche se fait alors « moraliste », à la façon d’un La Rochefoucauld, il procède à l’examen de l’origine des valeurs, des mobiles cachés. « La question de l’origine des valeurs est pour moi une question capitale car elle conditionne l’avenir de l’humanité » dit-il au § 2 de Ecce Homo ⟹ La philosophie doit donc adopter une méthode historique en plus d’une méthode psychologique. Cette méthode consistera donc à « constituer une histoire de l’émergence de ces sentiments et jugements de valeurs » (Gai Savoir, § 345) afin de pouvoir évaluer ces valeurs. Nietzsche qualifiera de « généalogie » cette enquête philosophique, à la fois historique et psychologique ⟹ Ainsi, remettant en question les valeurs sous-jacentes aux comportements et aux vertus, il se fait donc aussi « immoraliste ».

Suivons à présent la branche montante :

La philosophie doit être l’étude des sources pulsionnelles ⟹ comme les pulsions sont corporelles, il faut « renverser » la valorisation platonicienne et chrétienne de l’esprit en valorisant plutôt le corps qui sera vu, à l’instar de la réalité, comme un complexe de pulsions dont la pensée devient un épiphénomène : « L’âme, ce n’est qu’un mot pour quelque chose qui appartient au corps » (Ainsi parlait Zarathoustra, 1) ⟹ Il conviendra dès lors que l’enquête philosophique recherche dans le corps les sources des sentiments et des croyances formulées en valeurs.

Ici trois conséquences, et donc trois branches émergent :

⟹ Mais ces sources, ces causes, peuvent être multiples et toute méthode doit être économe de causes explicatives, c’est le principe du « rasoir d’Ockham » ou principe de simplicité (« les hypothèses suffisantes les plus simples doivent être préférées »). La réalité étant vue comme un chaos de forces contradictoires, conflictuelles, dont chacune d’entre elles, voulant dominer les autres, est à la recherche perpétuelle d’un accroissement de puissance, il apparaît naturel et simple de désirer expliquer la totalité de la réalité par cette pulsion primaire de recherche d’augmentation de puissance. Nietzsche la nommera « volonté de puissance » : la nature entière est volonté de puissance, c’est-à-dire jeu et lutte de pulsions tendant chacune vers l’accroissement de leur puissance.

⟹ Puisque les valeurs trouvent leur origine dans le corps, il s’ensuit qu’elles n’ont pas été assimilées par des arguments ou des démonstrations, mais par une « incorporation ». Les valeurs sont passées en nous, pour « devenir chair et sang » : par de longues habitudes, par commandements, par « élevage », elles sont « passées dans la vie du corps » ⟹ Nietzsche est tout-à-fait cohérent, sa théorie engendre une pratique, en particulier dans son style. Puisque les valeurs résultent d’une incorporation, les nouvelles valeurs qu’il proposera dans son Zarathoustra ne doivent être présentées ni sous une forme argumentative, ni démonstrative. Il reste la forme séductrice. Ce sera une séduction des yeux et des oreilles : c’est pourquoi Ainsi parlait Zarathoustra adopte une forme poétique et musicale (« La musique ne se réfute pas ») où la volonté de puissance côtoie des formules chocs. « Dieu est mort » signifie l’anéantissement de toutes les anciennes valeurs, le Dieu des chrétiens bien sûr, mais aussi la foi en une vérité absolue, la foi en la raison, ces « ombres de Dieu ». L’Eternel Retour du même n’est pas une doctrine cosmologique, c’est d’abord un test : si nous devions revivre éternellement notre vie jusque dans ses moindres joies et ses plus insignifiantes tristesses, comment réagirions-nous ? En étant désespérés à l’idée de devoir revivre sans fin toutes ces tristesses, douleurs, échecs, déceptions ? Ou notre amour de la vie nous ferait-il aimer cette perspective ? Platon et les chrétiens adoptèrent la première attitude et choisirent de fuir dans un arrière-monde. Les bouddhistes, et Schopenhauer aussi, choisirent la négation de ce monde par l’annihilation des désirs. Nietzsche propose d’adopter la deuxième attitude, tout comme les Grecs présocratiques

⟹ acquiescement à tout : Amor Fati.

⟹ Le « surhomme » sera celui qui se révélera capable de supporter le poids d’un tel acquiescement.

⟹ La pensée de Nietzsche est totalement cohérente : volonté de puissance, Eternel Retour et surhomme sont des notions qui s’impliquent toutes. « L’éternel retour est la formule par laquelle la volonté de puissance affirme qu’elle se veut elle-même, qu’elle dit oui sans réserve à son jeu dionysiaque, jusque dans ses aspects destructeurs et sélectifs » (Patrick Wotling). Le surhomme est l’homme idéal qui correspond exactement à la volonté de puissance. Heidegger avait bien vu ce lien entre ces trois notions. Dans son jargon, la volonté de puissance se comprend comme l’être de l’étant, l’essence de la totalité de l’étant, l’éternel retour, comme l’existence de l’étant, la manière dont se vit l’étant dans sa totalité, et « surhomme » est le nom donné à l’être de l’homme qui correspond à l’être de l’étant. D’où Heidegger conclura que Nietzsche, plutôt que de clore la métaphysique, l’a accomplie (voir plus haut).   

De ① tournons maintenant dans le sens horloger (branche ②):

Tout résulte des conflits incessants entre des forces ⟹ Tout est mouvant, en « devenir », tout est devenir.

Trois conséquences, donc trois branches en découlent :

Celle de gauche :

Tout est mouvant ⟹ Tout concept surgissant « de la postulation de l’identité du non identique », il ne peut décrire adéquatement la réalité qui est à chaque instant non identique à elle-même. Encore une fois ici Nietzsche récuse la rationalité ⟹ Par quel outil remplacer le concept ? Ce sera la typologie. Un « type » est un exemple chargé de représenter un ensemble de cas individuels qui, quoique non identiques, présentent néanmoins un certain nombre de traits communs. C’est ainsi que Nietzsche parle de Socrate comme le type (de penseur) « théorique » ⟹ La typologie est l’outil théorique nécessaire du philosophe dont « le premier problème » est l’évaluation, la hiérarchisation des types de vie.

Celle de droite :

Tout est mouvant ⟹ La notion de « vérité » unique, absolue et immuable est une illusion, ce qui remet en question la possibilité de toute science ou de toute connaissance entendue comme accès à une telle vérité ou à une réalité en soi ⟹ Pour décrire une réalité mouvante et plurielle, il est nécessaire de faire appel à une multiplicité de points de vue, au « perspectivisme ». Ici à nouveau Nietzsche s’oppose à tout dogmatisme et à la pensée de système ⟹ Comment présenter une telle démarche perspectiviste arborescente (chaque perspective sur une thématique commune, « le tronc », est une « branche » qui part de celui-ci) ? ⟹ Nietzsche parlera de sa philosophie comme d’une philosophie « expérimentale » (ou d’un « scepticisme expérimental » s’opposant au scepticisme classique qui conduit au désespoir), et, dès Aurore, la présentera sous la forme d’aphorismes.

Celle du milieu :

Tout est mouvant ⟹ Si l’on veut expliquer le changement, il faut enquêter sur le passé. On retrouve ici l’importance de la méthode historique et philologique, le recours à la généalogie.

A partir du noyau central, tournons encore d’un cran dans le sens horloger (branche ③) :

Creuser la réalité vue comme un chaos de forces conflictuelles, mouvantes et diverses ⟹ remises en question perpétuelles ⟹ le penseur se trouve entraîné dans un abîme de plus en plus profond et angoissant (« Quand tu regardes l’abîme, l’abîme regarde en toi ») ⟹ A la fois pour surmonter l’angoisse de cet abîme et éviter une régression à l’infini, il est nécessaire de recourir à un principe premier, ce sera la volonté de puissance, déjà rencontrée comme aboutissement d’une autre branche.

Opérons un nouveau tour à partir du centre (branche ④) :

Le monde nous apparaît comme un chaos de force ⟹ sentiment tragique de l’existence ⟹ cette tristesse engendre en nous souffrance et pessimisme que nous nous efforçons d’éloigner. Comment ? ⟹ Les solutions antérieures, renoncement, négation de la vie (Bouddhisme, Schopenhauer), illusions d’un autre monde (Platon, christianisme), illusion de la connaissance pour elle-même (Socrate, la science moderne), sont toutes récusées par Nietzsche car contraire à l’expansion de la vie qui est volonté de puissance ⟹ A l’instar des Grecs présocratiques, Nietzsche propose de « surmonter » la souffrance et le désespoir par un « pessimisme de la force » (opposé au pessimisme désespéré de Schopenhauer), par une « belle humeur », une gaieté d’esprit, (opposée à la tristesse de Schopenhauer et des chrétiens), par un « pessimisme tragique » (opposé à la fois à l’optimisme socratique et scientifique et à la résignation bouddhiste). Quelle est la source de ces attitudes ? ⟹ C’est l’amour inconditionnel de tout le réel, amour même des conflits et des destructions, comme faisant partie de la création « artistique » du monde, source que nous avons déjà rencontrée au détour d’autres branches.

A nouveau, à partir d’ici, trois branches se développent :

La science, que Nietzsche ne récuse qu’en tant que connaissance comme propre fin et donc inutile à la vie elle-même, trouve une nouvelle fondation : elle devient création, illusion bénéfique à l’existence, en un mot, « art ».

Cet amour total s’identifie avec l’Amor Fati.

A l’inverse, le refus de la souffrance et de toute forme de conflit et l’exigence de compassion envers autrui, conduisent à une « médiocratisation » de l’être humain et de son existence : « Ce à quoi [les partisans du « goût démocratique » et des « idées modernes »] aimeraient tendre de toutes leurs forces, c’est la généralisation du bonheur du troupeau dans sa verte prairie, avec pour tout le monde sécurité, absence de danger, bien-être, allègement de la vie ; les deux chansonnettes et doctrines qu’ils entonnent le plus généreusement s’appellent « égalité des droits » et « compassion pour tout ce qui souffre », – et ils tiennent la souffrance elle-même pour quelque chose qu’il faut abolir » (Par-delà Bien et Mal, §44) ⟹ En fonction de cet affaiblissement, Nietzsche déduit deux types fondamentaux de valeurs morales dénommées « morale des maîtres » ou « aristocratique » et  « morale d’esclaves » ou « du ressentiment » ⟹ ce qui a rendu l’homme moderne « malade », ce sont les valeurs chrétiennes d’ascétisme, qui forment une morale du ressentiment ⟹ Tout un chacun peut tomber malade car les forces qui nous sont extérieures et nous combattent nous affaiblissent nécessairement. La réaction normale est alors de chercher un remède, une alliance qui nous aide à lutter contre la maladie. Mais les valeurs modernes préférées aggravent l’état maladif plutôt que ne le combattent. Nietzsche désigne cette corruption, cette préférence pour ce qui est préjudiciable à la vie par le terme de « décadence » : tomber malade et préférer ce qui nuit. L’homme moderne, déjà affaibli par les valeurs chrétiennes et ascétiques, continue à se laisser séduire par le pessimisme (Schopenhauer), par la critique de l’égoïsme et l’exaltation des moralistes contemporains, par les obscurantismes et les idéalismes de tous bords (christianisme, sectarismes divers) ⟹ Le remède à la décadence dans cette optique dichotomique de types de valeurs est nécessairement la création et l’imposition de valeurs « aristocratiques ». C’est pourquoi le philosophe, à l’instar de Platon, devra, en plus d’être « artiste » (créer des valeurs), se faire « législateur », sans pourtant pratiquer la politique, au sens usuel de ce terme : « La culture et l’Etat […] sont antagonistes. « L’Etat-culture » n’est qu’une idée moderne. L’une de ces choses vit de l’autre, l’une prospère aux dépens de l’autre. Toutes les grandes époques de la culture sont des époques de déclin politique : ce qui est grand au sens de la culture fut apolitique, même antipolitique » (Le Crépuscule des Idoles, §4).

Revenons au centre et tournons encore d’un cran (branche ⑤) :

Le fait que le monde nous apparaisse comme un chaos de forces conflictuelles ⟹ ce monde nous apparaît absurde, vide de sens. Cependant, l’être humain a un besoin naturel de donner un sens à ses actes : « Ce que l’homme vit et dont il fait l’épreuve, il faut qu’il s’en donne une interprétation, quelle qu’elle soit, et qu’ainsi il l’évalue » (Considérations inactuelles, III). Nous ne saurions « vivre sans poser de valeurs […], car toute aversion est liée à une évaluation, toute inclination aussi » (Humain, trop humain, § 32). Le sens est donné par les valeurs ⟹ La question de la valeur se substitue aux questions classiques de l’être ou de l’essence ⟹ La philosophie, à l’instar des Grecs archaïques, doit être une recherche pratique qui encadre les sciences, dont la philologie, une réponse théorique et pratique à l’absurdité apparente du monde.

A cela deux conséquences :

⟹ Puisque jusqu’ici les valeurs traditionnelles ont été néfastes à l’expansion de la vie, il faut les renverser en les inversant. C’est ce Nietzsche appelle la « transvaluation » de toutes les valeurs.

⟹ On revient à la question fondamentale : quelles valeurs créer et instituer pour favoriser l’accroissement de l’existence (le philosophe créateur et législateur) ? ⟹ Comment évaluer les valeurs ? ⟹ recours à une typologie ⟹ hiérarchisation des valeurs, tâche première du philosophe.

Le monde est absurde ⟹ Le monde est, en son fond, irreprésentable et irrationnel. Il ne peut faire l’objet d’une représentation claire et ordonnée comme le croyait nombre de philosophes antérieurs. Cette manière d’appréhender le réel est désignée par Nietzsche sous l’expression « expérience dionysiaque » ⟹ Mais l’homme a besoin d’ordonner le réel, de le re – présenter sous une « belle forme ». Cette création d’une belle forme, cette représentation, s’appelle « expérience apollinienne ». Mais elle n’est évidemment qu’une « erreur », ou plus exactement une « illusion », puisque la réalité est irreprésentable. Cependant, à cause du besoin inhérent à la nature humaine de fournir un sens à toute expérience vécue, la persistance de cette illusion va s’incorporer à l’homme et devenir « vérité » : « Les vérités sont des illusions dont on a oublié qu’elles le sont » (Vérité et mensonge au sens extra moral) ⟹ Mais d’où proviennent ces illusions, comme le libre arbitre, la volonté toute puissante, l’unité des choses ? ⟹ Nietzsche les attribue pour une bonne part au langage : « Chaque mot est un préjugé » (Le Voyageur et son Ombre, § 55).

En tournant une dernière fois, nous atteignons la dernière branche à commenter (branche ⑥) :

La réalité est vue comme émergeant d’un chaos de forces en conflit ⟹ Tout est multiplicité, diversité ⟹ Deux conséquences déjà été obtenues par d’autres cheminements : le perspectivisme et la typologie. De la typologie et de la hiérarchisation des valeurs qu’on peut en déduire ⟹ l’importance de la connaissance de soi-même : quel est le type qui me représente le mieux dans cette hiérarchie ? Il faudrait plutôt demander : à quel type est-ce que j’appartiens maintenant ? Car, dans l’optique d’une hiérarchisation des types d’homme ou de vie et dans un monde où tout est « devenir » ⟹ sur la base de ce que je suis maintenant, je me dois de devenir ce que je suis. C’est le fameux « Deviens qui tu es » repris de Pindare. La connaissance de soi est une conquête de soi dans la perspective d’une vie plus puissante, plus libre (indépendante, libérée de tout préjugé, de toute conviction), de devenir un individu singulier au sein d’une culture donnée ⟹ D’où l’importance de l’éducation, entendue comme processus de libération à l’égard de ce dont nous dépendons. « Devenir soi », c’est s’éduquer, se « surpasser soi-même » (surmonter toutes nos déterminations externes, soit, en termes spinozistes, découvrir notre noyau interne générateur, notre essence donc, ce qui est la perspective finale de l’Ethique). Par ailleurs, s’éduquer ainsi doit se faire à partir d’« éducateurs », c’est-à-dire de « grands hommes », ceux qui ont fait preuve d’indépendance, de liberté d’esprit et de capacité de création artistique, mais dont il importera de se libérer ultérieurement aussi. Les éducateurs avoués de Nietzsche furent Schopenhauer et Wagner. Il se libérera des deux ⟹ D’où aussi une démarche philosophique en trois étapes : « ausculter » les préjugés, les convictions (c’est la première signification de l’expression « philosopher au marteau », en référence au marteau du médecin ausculteur) ; les « détruire » (deuxième signification de l’expression précédente, en référence au marteau de l’ouvrier qui casse un ancien édifice), pour « construire », « créer » et imposer de nouvelles valeurs, destinées à s’incorporer en nouvelles convictions.

Nous avons retrouvé les diverses conclusions de la pensée nietzschéenne en les déduisant de son noyau central (sa vision du monde), les déductions s’appuyant sur d’autres caractéristiques de son essence (ses préoccupations centrales, les valeurs, la culture, la vie, la science, toutes liées entre elles). Mais la pensée spinoziste y était toujours présente en arrière-plan, d’abord dans la méthode utilisée, ensuite dans les comparaisons omniprésentes.

Il est temps de revenir sur les liens entre les deux pensées, maintenant que nous pouvons clairement les ramener chacune à leur essence respective, les connaître ontologiquement.

Pour ce faire, nous réutiliserons abondamment un ancien article (Spinoza et Nietzsche) qui contenait déjà en germe l’idée de lecture ontologique mais qui ne soulignait que les points d’accord entre les deux pensées.

Jean-Pierre Vandeuren

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